570’000 assurés devront changer de caisse

570'000 assurés devront changer de caisse

Quatre filiales d’assurance maladie vont être intégrées à de grands groupes dès 2017. Le nombre d’assureurs disponibles sur le marché passera de 57 à 53

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Santé

Berne

Sylvia RevelloPublié lundi 26 septembre 2016 à 16:16.

Quelque 570’000 assurés devront changer de caisse maladie d’ici à la fin de l’année. Outre la traditionnelle hausse des primes, le ministre de la Santé Alain Berset a annoncé lundi matin la dissolution de quatre caisses maladie offrant des prestations de base. La filiale Avanex fusionnera ainsi avec Helsana, Sansan avec Progrès, Wincare avec Sanitas et KMU avec ÖKK. «La migration ne se fera pas forcément au bénéfice du client», avertit Felix Schneuwly, expert en assurance maladie et porte-parole du site comparis.ch. Les personnes concernées ne souhaitant pas être transférées automatiquement ont jusqu’à fin novembre pour s’affilier à une autre caisse.

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Comparer les diverses offres

Depuis l’instauration de la loi fédérale sur l’assurance maladie (LAMal) en 1999, le nombre de d’assureurs disponibles sur le marché n’a cessé de diminuer. De 145 en 1999, il est passé à 57 cette année et 53 dès 2017. «Jusqu’ici les fusions n’avaient concerné que de très petites structures, précise le spécialiste. C’est la première fois que les caisses touchées comptent autant d’assurés.» Avanex et Sansan, toutes deux filiales low-cost du groupe Helsana, comptent chacune quelque 205’000 assurés. Avec 106’000 affiliés, Wincare est, elle, considérée comme une branche haut de gamme de Sanitas. «Dans ce cas, le changement de caisse peut éventuellement être avantageux. Quoi qu’il en soit, le client a toujours intérêt à comparer par lui-même les diverses offres de la concurrence.»

«Plusieurs assureurs pratiquent encore la stratégie multimarques, ils vont progressivement devoir changer de concept»

«En visant une meilleure compensation des risques, les grands groupes ont fini par proposer une offre de primes quasiment similaire, analyse Felix Schneuwly. Gérer plusieurs filiales n’est plus rentable. Rapatrier leurs filiales leur permettra au contraire d’amortir les coûts en augmentant le panaché entre assurés en bonne et en mauvaise santé.» Le spécialiste précise que la tendance va se poursuivre. «Plusieurs assureurs pratiquent encore la stratégie multimarques, ils vont progressivement devoir changer de concept.» Le leader suisse romand Groupe mutuel détient par exemple cinq filiales, la CSS Assurance quatre et Visana trois.

«L’illusion de la concurrence»

«Les règles de la concurrence ne fonctionnent pas dans ce domaine, déplore Mathieu Fleury, secrétaire général de la FRC. Les rares offres attractives finissent par revenir dans le rang. Et une fois de plus, l’assuré, en particulier romand, est perdant.»

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