A Genève la fin du psychodrame’

A Genève la fin du psychodrame'

Aux Vernets, le projet d’école porté par la Française Vanessa Gusmeroli ne verra pas le jour. Son concurrent dans l’affaire Stéphane Lambiel assistera son ancien coach Peter Grütter au sein de l’équipe des professeurs

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LT avec ATS
Publié jeudi 15 décembre 2016 à 19:08.

La Ville de Genève espère avoir ramené le calme dans le domaine de l’enseignement du patinage artistique, aux Vernets. Un accord a été trouvé, a annoncé jeudi la municipalité. L’ancien champion du monde Stéphane Lambiel fera partie de l’équipe des professeurs et assistera son ancien coach Peter Grütter. L’ancienne championne française Vanessa Gusmeroli, dont le projet avait pourtant été retenu dans un premier temps, a aujourd’hui renoncé à le mener à bien par soucis d’apaisement. «J’ai passé six mois difficiles qui m’ont affecté moi et mes proches», a-t-elle déclaré devant les médias.

Au début de l’été, la Ville de Genève avait souhaité réformer l’enseignement du patinage et créer une école dédiée à la discipline aux Vernets. Mais sa décision d’en confier les rênes à Vanessa Gusmeroli, d’Annecy, plutôt qu’au Valaisan Stéphane Lambiel et à Peter Grütter avait provoqué un psychodrame, sur fond de tensions liées à la question frontalière. Des partis comme le Mouvement citoyens genevois (MCG) et l’UDC étaient montés aux barricades. Pour retrouver un peu de sérénité, la Ville de Genève avait alors nommé un médiateur. Une solution a été négociée. Les grands changements ont finalement été abandonnés au profit de petites adaptations.

Les cinq professeurs de patinage artistique des Vernets pourront continuer à enseigner à leur façon, en conservant leur approche personnelle de la discipline. La Ville de Genève exigera en revanche d’eux une tarification transparente, une meilleure planification de l’utilisation de la glace et une redevance plus élevée. Le club des patineurs de Genève, fort d’environ 150 membres, aura laissé quelques plumes dans l’affaire en termes d’image. Les turbulences ont fait partir certains jeunes, qui sont allés voir du côté de Meyrin ou des Trois-Chêne.

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