B.I.G. stories met à l’honneur l’entrepreneuriat

B.I.G. stories met à l'honneur l'entrepreneuriat

«Quand on parle d’histoires entrepreneuriales, on entend souvent parler des produits. Les personnes qui sont à l’origine de nouveaux marchés ou de nouvelles idées sont souvent effacées», relève Grégory Chollet, coinitiateur de l’organisation de la soirée B.I.G. qui s’est tenue le 5 octobre au Théâtre de la Madeleine à Genève. A l’heure où l’épanouissement et le bonheur au travail suscitent les interrogations et alimente les débats, il était donc temps de parler de ces entrepreneurs qui ont osé se lancer. Rendre compte de leur aventure dans la jungle de l’innovation en termes d’expérience humaine, voilà l’objectif annoncé des organisateurs.

L’idée a émergé, comme beaucoup d’autres, autour d’un verre à l’heure de l’apéro. Grégory Chollet et son ami Vincent Hiroz imaginent alors un concept novateur pour parler de l’entrepreneuriat et pour proposer des modèles inspirants. Tous deux ont eux-mêmes commencé à tracer leur propre voie, chacun à leur manière. Ils ont alors à c’ur de montrer que malgré les difficultés, une belle histoire se cache derrière toute nouvelle idée. Et que toute nouvelle idée émerge d’une personne, avec ses doutes, ses hésitations, ses tâtonnements et finalement sa réussite. «Raconter l’innovation, c’est comme raconter une histoire d’amour. Ce qu’on aime, c’est la rencontre, les débuts, la naissance des émotions», complète Grégory Chollet.

Six personnalités sur scène

Les deux compères ont alors fait appel à leur réseau pour inviter six personnalités aux valeurs fortes, qu’elles touchent au développement durable, à l’économie de partage ou à la culture d’entreprise. Andreas Schollin-Borg (Batmaid), Benjamin Luzuy (entrepreneur culinaire), Dominique Perret (ISTA), Noémie Delfassy (Frecious), Sofia de Meyer (Opaline) et Pascal Meyer (QoQa) sont ainsi venus dévoiler leur histoire en suivant un format en trois actes imposé par les organisateurs.

Selon l’acronyme choisi pour nommer la soirée (B.I.G.), ils se sont présentés («Be»), ont parlé des figures et des modèles d’inspiration qui les ont portés («Inspiration») et ont raconté comment leur projet avait pris forme, comment ils ont passé de la théorie à la pratique («Generate»). Le temps de parole pour chaque partie était de 10 minutes. «Le concept en soi étant innovant, nous voulions un format de présentation un peu rock’n’roll, qui capterait l’attention du public», explique Grégory Chollet. Pari réussi, le public a été conquis, touché, ému par la passion débordante des intervenants.

Une quête de sens au c’ur de l’innovation

Au fond, pourquoi sauter dans le vide, quitter son confort et se lancer dans l’aventure entrepreneuriale’ La notion de quête de sens revient sans cesse dans le discours des six invités. Trouver un sens à un réveil parfois trop matinal, se sentir porté par les challenges qu’on se fixe. Rester à l’écoute de ses valeurs dans son univers professionnel, refuser de se plier à un monde qui n’offre pas les opportunités souhaitées, et finalement écouter sa voix intérieure qui hurle de créer, d’innover, et pourquoi pas de changer le monde.

Les parcours de vie et les histoires des six entrepreneurs sont différents, complémentaires aussi. Ils partagent néanmoins les mêmes convictions: se lancer corps et âme dans l’innovation doit se faire dans le plaisir. Ils évoquent ainsi la nécessité d’oser, d’accepter l’échec au lieu de le craindre, de prendre des risques. Attitude parfois difficile à adopter en Suisse.

Créer une communauté

Cette première édition a dépassé toutes les attentes des organisateurs, qui affichent un sourire marqué dès la fin de la première partie. La qualité des contenus était dépendante des intervenants, et ces derniers se sont visiblement pris au jeu du format court en trois actes. Par soucis de proposer des modèles d’inspiration et de partager des pistes de réussite entrepreneuriale, Grégory Chollet et Vincent Hiroz ont le souhait de créer une dynamique positive autour de l’événement et de constituer une communauté de partage d’idées et de tuyaux afin de pérenniser le concept B.I.G.

Car l’aventure entrepreneuriale n’est pas une expérience solitaire, loin s’en faut. Les modèles managériaux présentés mercredi soir mettent tous en avant les avantages d’une intelligence collective pour donner vie aux projets, où l’apport de chaque personne impliquée est valorisé, et où les sources d’inspirations sont nombreuses.

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