Bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris, deux nouvelles gardes à vue

Bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris, deux nouvelles gardes à vue

Un second couple a été arrêté à Montargis, dans le centre de la France, dans le cadre de l’enquête ouverte après la découverte à Paris d’une voiture contenant six bonbonnes de gaz, sans dispositif de mise à feu, a-t-on appris jeudi de source policière.

Un premier couple, appartenant à la mouvance islamiste radicale, avait déjà été arrêté dans le cadre de cette affaire prise très au sérieux par les enquêteurs près de deux mois après l’attentat de Nice (86 morts). Ils se trouvaient toujours en garde-à-vue jeudi matin.

Le propriétaire de la voiture, connu pour des faits anciens de prosélytisme islamiste, a lui été relâché mardi soir après avoir été entendu par les enquêteurs. Sa fille, qu’il a décrite comme radicalisée, est en revanche toujours recherchée, selon une source policière.

Dimanche, un employé de bar parisien avait signalé la présence d’une bouteille de gaz sur un siège d’une voiture stationnée, feux de détresse allumés, sans plaques d’immatriculation et pas fermée à clé, à deux pas de Notre-Dame de Paris, dans la rue de la Bûcherie, piétonne en patrie, et située à quelques centaines de mètres de la Préfecture de police.

Lire: Deux arrestations après la découverte de bonbonnes de gaz dans une voiture à Paris

La bonbonne était vide. Mais les policiers ont découvert dans le coffre cinq autres bouteilles de gaz pleines, sans système d’allumage, selon une source proche de l’enquête.

La voiture était stationnée dans une petite rue de la capitale proche de la Seine, en face de la cathédrale Notre-Dame visitée par des milliers de touristes et fidèles.

Du gasoil dans le coffre, selon franceinfo

Selon franceinfo ce matin, les enquêteurs ont aussi retrouvé des bidons de gasoil dans le coffre.  «Une explosion aurait peut-être pu se produire sans qu’il y ait besoin de détonateur sophistiqué, écrit le site. L’expertise des bonbonnes est en cours. Les enquêteurs travaillent aussi sur des documents en arabe retrouvés dans le véhicule.»

Le parquet antiterroriste de Paris a ouvert une enquête préliminaire pour association de malfaiteurs terroriste criminelle. Il s’agira notamment de savoir s’il y avait un projet d’attentat ou non.

La France est confrontée à une menace terroriste élevée après une succession d’attentats jihadistes pour la plupart revendiqués par le groupe Etat islamique (EI) depuis début 2015, et d’autres projets avortés ou déjoués.

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