Breitling se porte bien en Suisse malgré le franc fort

Breitling se porte bien en Suisse malgré le franc fort

Breitling célèbre ses 132 ans cette année. Et pourtant, l’une des dernières marques du pays toujours en mains familiales n’avait pas encore une seule boutique en Suisse. Coup double en 2016, la griffe horlogère connue de tous les aviateurs inaugure ce jeudi un espace de 130 mètres carrés à Genève et prévoit l’ouverture d’une seconde boutique à Zurich le mois prochain. Jean-Paul Girardin, vice-président de la marque dont le siège est à Granges (SO), détaille l’importance du marché suisse pour Breitling.

Le Temps: Vos deux premières boutiques suisses sont ouvertes à un mois d’intervalle. Pourquoi Breitling investit-il si massivement en Suisse’

Jean-Paul Girardin: Ce n’était pas vraiment planifié. Depuis quelques années, nous avons listé les lieux où nous voulions ouvrir de nouvelles boutiques. Zurich et Genève en faisaient partie. Ce sont des processus qui se font sur le long terme car nous voulons trouver les bons emplacements, les bons partenaires, ensuite il faut négocier les détails’ Et enfin nous pouvons signer. C’est un hasard du calendrier si les deux projets que nous avions en Suisse se sont concrétisés en 2016.

Deux nouvelles boutiques d’un coup sur un si petit marché, cela va attirer de nombreux clients suisses. Comment est-ce que les autres détaillants vivent cette forme de nouvelle concurrence’

‘ Genève a ouvert en juin déjà. Et nous avons pu constater que nous ne leur prenions absolument pas de volume d’affaires. Au contraire, c’est très complémentaire. Il faut comprendre que notre but n’est pas de réaliser l’entier de nos ventes dans nos boutiques nous en avons 45 dans le monde contre 2000 points de vente au total. Il faut voir ces nouveaux espaces comme des moyens de communication qui permettent aux clients d’entrer dans notre monde, d’avoir la vue complète sur notre collection et d’avoir peut-être des renseignements plus pointus sur certains modèles. En revanche, beaucoup de clients veulent avoir le choix entre différentes marques et, en ce sens, les détaillants ont encore de beaux jours devant eux.

Comment Breitling se porte-t-il en Suisse’

‘ C’est un marché qui se trouve clairement dans notre top dix. Et il performe bien malgré le franc fort, nous le constatons encore cette année. Nous avons l’impression que les Suisses sont particulièrement attachés à notre marque.

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Et dans le monde’ Est-ce que Breitling souffre autant que le reste de l’industrie’

‘ Nous avons un avantage, c’est notre suivi du sell-out (ndlr: la vente au client final, pas aux détaillants) extrêmement performant. Chaque matin, nous avons, en temps réel, le nombre de montres vendues dans nos 2000 points de ventes. Cela nous permet d’avoir une bonne position sur nos stocks et d’être très à jour à ce niveau-là. Pour le reste, Breitling n’a pas vraiment profité de la hausse fulgurante de ces dernières années car nous sommes traditionnellement peu exposés à l’Asie. Point positif: maintenant que les exportations sont en baisse, nous sommes aussi moins affectés.

Breitling fait contrôler 100% de ses mouvements par le Contrôle Officiel Suisse des Chronomètres (COSC). En 2015, vous en avez certifié 147’917. Combien y en aura-t-il en 2016′

‘ Nous serons dans les mêmes niveaux.

Peut-on en déduire que l’emploi chez vous reste stable’

‘ Tout à fait: nous avons 200 employés à La Chaux-de-Fonds et 200 à Granges. Comme en 2009, nous n’avons pas l’intention de procéder à des licenciements économiques.

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