Fondue la Suisse ?-Blogs-Le Figaro

Sport24 | Evene | La Chaîne Météo | Météo Consult | Le Particulier | Cadremploi | Keljob | Kelformation | Explorimmo | Propriétés de France | Ticketac | Vodeo | Cplussur

Retour au Figaro.fr Tous les blogs du Figaro

Fondue, la Suisse ?
Parmi les différents pays voisins de la France, la Suisse est l’un des plus méconnus. On la voit comme une forteresse de banquiers, une région de fromage ou, au choix, le refuge d’extrémistes qui promeuvent des initiatives populaires insolites et débattues… Évidemment, la Confédération helvétique est bien plus que cela. C’est un Etat riche et complexe, aujourd’hui tiraillé entre son indépendance et la montée de l’Europe, qui cherche sa place dans une économie mondialisée. Sur ce blog, je souhaite montrer que la Suisse a beaucoup de choses à nous apprendre. Et qu’il est passionnant de la voir réfléchir à son identité. Bienvenue !

Petite note sur le mythe des Suisses mangeurs de chiens et de chats

Par Marie Maurisse le 2 décembre 2014 10h53

| Réactions (6)

Tweet

Recommander

Il y a quelques jours, l’AFP se fendait d’une dépêche sobrement intitulée « Suisse: une pétition pour que chiens et chats ne finissent plus à la casserole ». Du tout cuit pour les sites d’information, qui ont joyeusement repris la nouvelle dans leur rubrique « insolite ». Du pot-au-feu au Labrador, du ragoût de chaton ? Des « chiens réduits en saucisses », s’étrangle l’agence de presse. La recette marche, tous les ingrédients étaient réunis pour faire un carton d’audience.L’article cite une pétition de l’association SOS Chats Noiraigue, selon laquelle 3% des Suisses mangeraient « en cachette du chat ou du chien. On le voit surtout dans la région de
Lucerne, dans l’Appenzell, dans le Jura et dans le canton de Berne », explique ainsi Tomi Tomek, présidente de l’association et pourfendeuse des droits des chats devant l’éternel. Aucun exemple n’est évidemment donné pour asseoir cette statistique sacrément personnelle.Décidément, l’information est cyclique: la presse avait déjà sorti ce scoop en 2008. A l’époque, le quotidien romand Le Matin parlait d’une agricultrice jurassienne qui donnait sa recette pour cuisiner du chat et le SonntagsBlick citait un certain Bruno, amateur de cuisses de chien. Ce qui faisait bondir la même Tomi Tomek, toujours à l’avant-garde de la lutte alimentaire.Que les choses soient claires : les Suisses ne mangent pas leurs animaux domestiques. Pas plus que les Français ou les Anglais – ce qui limite le phénomène à quelques hurluberlus. C’est arrivé, certes, mais il y a plus d’un demi-siècle, du temps de la disette, dans les Alpes. Quand les paysans n’avaient rien à se mettre sous la dent. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.Comme je l’expliquais déjà dans un article en 2008, à lire ici, accuser les Suisses de dévorer leurs matous n’est rien d’autre qu’une manière de les stigmatiser. L’alimentation, l’un des ultimes tabous, est encore un moyen efficace de faire passer un peuple pour des sauvages. Arrêtons donc là le massacre et revenons au bon vieux cliché qui ne fait de mal à personne: le repas préféré des Suisses, c’est bien la fondue.

Tags :

alimentation, chats, chiens

La France est-elle en train d’instaurer un impôt selon la nationalité?

Par Marie Maurisse le 26 octobre 2014 18h43

| Réactions (4)

Tweet

Recommander

Pour faire renaître ce blog, je me suis rendue samedi matin à l’Assemblée Générale des Français de Suisse. Non pas qu’elle soit très représentative des 200 000 Français qui vivent ici – très formelle, voire empâtée, la réunion était plus administrative qu’autre chose.Et pourtant, j’ai bien fait de m’y rendre. Car après les remerciements, l’énoncé des listes associatives et le point sur les chiffres, est finalement venu le temps des questions. La première concernait la mise en place d’un impôt selon la nationalité, par opposition à celui sur le lieu de résidence. En clair, payer les impôts français car on est Français avant tout, et ce, quel que soit l’endroit ou le pays où l’on réside. Comme les Américains.Députée UMP des Français de Suisse et du Liechtenstein, Claudine Schmid se lève et raconte alors avoir découvert un détail intriguant dans une Convention fiscale entre la France et l’Andorre, qui doit être ratifiée par le Parlement très bientôt. A l’article 25 d, il est dit que « cet article permettrait de mettre en oeuvre une éventuelle évolution future du champ de la fiscalité française ».Une évolution ? Dans son compte-rendu, qui n’est pas encore mis en ligne, le rapporteur François Rochebloine écrit à ce sujet de manière plus explicite: « A noter enfin que la Convention avec l’Andorre ouvre la voie à une évolution de la fiscalité française visant à permettre d’imposer les personnes non pas en fonction de leur lieu de résidence fiscale et de la source de leurs revenus, mais en raison de leur nationalité française. La France pourrait alors imposer ces personnes « comme si la présente convention n’existait pas » (art. 25, d). D’après le gouvernement, la France propose désormais l’insertion de cette clause à l’ensemble des partenaires avec lesquels elle négocie des conventions fiscales ».L’établissement d’un impôt sur la nationalité a déjà fait l’objet de rumeurs, y compris de la part de Nicolas Sarkozy. Avant même d’être aux Finances, le ministre Michel Sapin avait même déclaré que c’était « une piste ». Mais ici, l’idée est évoquée avec plus de sérieux, puisqu’il s’agit d’un projet de loi. Pour l’avocat fiscaliste Mathieu Le Tacon, « cette clause inédite vise manifestement à préserver la possibilité pour
la France de rendre pleinement efficace une future taxation de ses
exilés fiscaux » (voir son analyse ici).
Certes, le texte n’a pas encore été ratifié par l’Assemblée Nationale ni le Sénat. Et son application à l’Andorre n’en fait pas encore un modèle à répliquer à l’identique avec d’autres pays. Mais dans la salle de l’hôtel Mirabeau, à quelques centaines de mètres de la gare de Lausanne, la salle retient son souffle. Les membres de l’UMP présents ont annoncé qu’ils allaient se renseigner et, au moins, réclamer un véritable débat dans l’hémicycle. Nul doute que la majorité leur donnera des réponses dans les semaines à venir.

Tags :

imposition, impôts, nationalité

Les Suisses s’apprêtent à voter sur l’avortement

Par Marie Maurisse le 9 janvier 2014 10h31

| Réactions (6)

Tweet

Recommander

Après les minarets, les criminels étrangers, les parachutes dorés ou le service militaire, le prochain référendum suisse portera – entre autres – sur l’avortement. « Financer l’avortement est une affaire privée », revendique le texte de l’initiative populaire qui sera dans les urnes le 9 février prochain.Pour le groupe de parlementaires qui a lancé l’idée, l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) ne devrait plus être remboursée par les assurances santé: la personne qui fait ce choix doit l’assumer toute seule, sans en faire payer le prix par la collectivité. La proposition a recueilli en 2011 les 100 000 signatures nécessaires pour devenir un objet de votation fédéral. En centrant le débat sur l’aspect financier de l’intervention, les initiants voulaient éviter d’être taxés de « pro-life ». Mais c’est raté: même s’ils s’en défendent, leur projet remet forcément en cause le droit à l’avortement, obtenu petit à petit selon les cantons à partir des années 80 et entièrement dépénalisé en Suisse en 2002 (voir la frise de la RTS).Le Parlement et le gouvernement suisse recommandent tous deux de rejeter le texte. Pour le comité du non, « cette initiative est une attaque des acquis du régime du délai et du droit à l’autodétermination des femmes dans le domaine de la santé sexuelle et reproductive ».Selon les statistiques officielles, les avortements reviennent environ à 8 millions de francs par an en Suisse, soit 0.03% du montant de l’assurance obligatoire des soins. « On évalue les coûts correspondants à une charge moyenne par assuré de 5 à 6 centimes par mois, a précisé au Parlement le ministre de la Santé Alain Berset » (Swissinfo).20 minutes rappelle que « les derniers chiffres en Suisse font
état de 10’853 interruptions de grossesse en 2012, soit 6,7 pour 1000
femmes entre 15 et 44 ans (11’000 en 2011) ». Ce taux est l’un des plus bas en Europe.

Tags :

avortement, IVG, référendum

Travailleurs détachés: la Suisse est en avance sur l’Europe

Par Marie Maurisse le 10 décembre 2013 13h11

| Réactions (0)

Tweet

Recommander

Réunis hier à Bruxelles, les ministres du Travail des pays de l’Union européenne sont parvenus à un accord sur le statut des travailleurs détachés. Ces « plombiers polonais » sont accusés d’être sous-payés par rapport à la main d’oeuvre de leur pays d’accueil. Les exemples ne manquent pas au sein de l’hexagone, qui accueillerait au moins 144 000 personnes déclarées sous ce statut.Une des mesures proposées – le Parlement doit encore voter le texte – est de rendre les entreprises titulaires du mandat responsables des abus salariaux de leurs sous-traitants. La France, qui s’est particulièrement battue sur ce point, a finalement eu gain de cause, au moins dans le secteur du bâtiment. Autre décision: chaque pays sera libre des règles qu’il imposera aux entreprises venant travailler sur son territoire. Plus d’encadrement, pour moins de fraudes.Responsabilité solidaireCela se sait peu, mais bien avant que les débats n’arrivent à Bruxelles, la Suisse a légiféré sur ce point. En juin de cette année, e principe de la « responsabilité solidaire » est entré en vigueur dans la branche de la construction. Les syndicats réclamaient cette loi depuis plusieurs mois, pour lutter contre le dumping salarial en Suisse. Les corporations comme l’Union suisse du métal l’attendaient aussi, pour réduire les fraudes… et les accidents du travail. »En cas d’infraction commise par l’un de leurs sous-traitants, précise Le Temps, les entreprises sont désormais passibles d’une amende administrative pouvant aller jusqu’à 5000 francs » (soit 4000 euros environ). Le quotidien romand explique aussi que le canton de Genève est allé plus loin, en obligeant les mandataires à vérifier en amont les contrats des sous-traitants et en créant un « fonds social » qui ira aux travailleurs lésés en cas de problème. Voilà de quoi inspirer les législateurs européens !

Tags :

dumping salarial, responsabilité solidaire, sous-traitants

Bientôt un nouveau référendum en Suisse pour limiter les gros salaires

Par Marie Maurisse le 24 avril 2013 11h34

| Réactions (11)

Tweet

Recommander

Après l’encadrement des bonus, voté le 3 mars dernier à la surprise générale, les Suisses pourraient encore plus limiter les revenus des dirigeants. Une nouvelle initiative populaire sur ce thème sera présentée aux électeurs à l’automne prochain.Lancé par les Jeunes Socialistes, le texte « 1:12, ensemble pour des salaires équitables »,  propose qu’un dirigeant gagne au maximum 12 fois plus que son employé le moins bien payé. « Ce que les arnaqueurs s’adjugent manque à tous les autres », argumentent-ils sur leur site. Et d’avancer un chiffre: « En Suisse, un manager gagne en moyenne 73 fois plus que ce que touche son collaborateur ou sa collaboratrice en bas de l’échelle salariale ».La proposition fait bondir les associations patronales. L’Union suisse des arts et métiers (Usam) estime notamment qu’une telle mesure « nuit au partenariat social et sape le système des conventions collectives ». Le Parlement a également recommandé au peuple de voter non. »Chasse aux riches »Mais la victoire de l’initiative Minder en mars fait craindre aux opposants un succès de cette nouvelle initiative. Pour certains spécialistes, la mentalité libérale serait en train de s’effriter en Suisse. Selon un sondage gfs mentionné par Le Temps, on y « préfère de plus en plus l’intervention de l’Etat à la concurrence ». Le journal raconte que dans les milieux patronaux, on parle même de « chasse aux riches ». La date précise du référendum doit encore être débattue. « La droite veut voter plus tard », expliquait récemment la Tribune de Genève.

Tags :

bonus, patron, salaire

La Suisse pourrait refuser d’accueillir plus de Français

Par Marie Maurisse le 25 mars 2013 10h33

| Réactions (34)

Tweet

Recommander

Le nombre d’Européens qui élisent domicile en Suisse ne cesse d’augmenter. Ils étaient 3% en plus à s’y installer en 2012 qu’en 2011, comme l’indiquait récemment Le Matin. Avec plus de 103 000 compatriotes, les Français sont la troisième nationalité la plus représentée au pays de Guillaume Tell. Ces chiffres ne plaisent pas à la population helvétique. Dans un contexte de crise, celle-ci craint une immigration massive, qui viendrait péjorer l’état de l’économie et surtout de l’emploi. Des votations pour limiter l’immigration sont d’ailleurs prévues prochainement. A Zurich, l’université a été vivement attaquée pour n’avoir sélectionné que des candidats allemands lors d’un recrutement. La procédure d’embauche a été interrompue récemment. Soumis à la pression populaire, le Conseil Fédéral est prié de déclencher la dénommée « clause de sauvegarde », qui permet à la Suisse, malgré les accords de Schengen, de rétablir des quotas  d’immigration pour un certain nombre de populations européennes. La plus haute instance du pays devrait se prononcer à ce sujet le 19 avril. Or, Le Temps nous apprend aujourd’hui qu’une majorité des ministres y est favorable, du moins pour une application temporaire.2500 autorisations de moinsDe quelle manière? Les détails restent encore à discuter. Les Français seront-ils concernés par la mesure ? Ou sera-t-elle limitée aux nations d’Europe de l’Est ? Pour la Tribune de Genève, « tirer le frein de l’immigration signifierait tout au plus délivrer 2500 autorisations de moins sur les plus de 50 000 chaque année. Autant dire que l’efficacité (…) est avant tout symbolique ». A quelques jours de la décision, des voix d’opposition s’élèvent. Comme celle des milieux économiques, qui craignent pour le recrutement des entreprises. Ou celle du Parti Socialiste, qui préfère accompagner l’immigration que lui donner un coup d’arrêt.L’Union européenne, elle, pourrait se vexer de l’activation de la clause de sauvegarde, avancent les médias. Interrogé lors d’une visite à Berne, le président du Parlement européen Martin Schulz a en effet estimé que celle-ci « ne sert à rien du tout ». 

Tags :

immigration

Les Suisses s’apprêtent interdire les bonus

Par Marie Maurisse le 25 février 2013 9h52

| Réactions (29)

Tweet

Recommander

Dimanche prochain, c’est jour de votation en Suisse. Parmi les questions posées aux électeurs, il en est une qui fait particulièrement débat: celle sur les « rémunérations abusives ».Cette initiative, déposée en 2008 par l’entrepreneur et député Thomas Minder, interdit les parachutes dorés. Elle octroie aussi plus de pouvoir aux actionnaires, afin qu’ils fixent eux-mêmes les rémunérations des membres du Conseil d’administration. Les écarts salariaux dans les grandes entreprises suisses sont gigantesques, montre une infographie de la RTS.La très libérale Suisse serait-elle l’un des premiers pays à empêcher les bonus? Selon un expert cité par Bilan, il n’existerait aucune réglementation comparable en Europe. Bonus de 59 millions d’eurosSelon les derniers sondages, une majorité de citoyens (65%) serait en faveur de l’initiative. Il faut dire que le récent scandale sur l’indemnité de départ de Daniel Vasella (photo ci-dessus), président sortant du groupe pharmaceutique bâlois Novartis, a échauffé les esprits. Le patron a depuis renoncé à son chèque de 72 millions de francs (59 millions d’euros). Mais le mal est fait, explique Le Matin.Les opposants à l’initiative sont pourtant nombreux, notamment parmi les acteurs économiques. Cette initiative « menace nos PME et nos emplois », disent-ils sur leur site. Ils soutiennent le contre projet élaboré par la Confédération pour faire barrage au texte de Thomas Minder. Ces dispositions, plus souples, n’interdisent pas formellement les parachutes dorés et ne prévoient pas de sanctions pénales en cas de non respect de la loi (voir la comparaison).Malgré la popularité de l’initiative auprès de la population suisse, les politiciens sont plus réservés: ils militent tous – sauf le PS – pour le contre projet. Par amour du compromis. Mais aussi par défiance envers le schaffhousois Thomas Minder, proche de l’Union démocratique du centre et franc-tireur. C’est un « enquiquineur », note Le Temps.Crédits photo: World Economic Forum 

Tags :

bonus, parachute doré, votation

Les Suisses hésitent à accueillir les JO

Par Marie Maurisse le 14 février 2013 13h41

| Réactions (4)

Tweet

Recommander

Les Jeux Olympiques de 2022 auront-ils lieu sur les sommets suisses ? La région des Grisons, à l’est de la Confédération, est en tout cas en lice. Si sa candidature était retenue par le Comité olympique en juillet 2015, elle accueillerait les JO pour la troisième fois de leur histoire. En 1928 et en 1948, ils avaient eu lieu à St Moritz.Pour le Comité international olympique, élire la Suisse serait une solution de facilité : l’enneigement y est optimal et le pays n’a pas de problèmes de budget. Sans compter que les infrastructures hôtelières et de transport sont déjà nombreuses, du fait du Forum économique de Davos. Sur son site officiel, l’équipe de soutien à la candidature grisonne explique que «Les régions autour de St-Moritz et de Davos, qui sont extrêmement bien aménagées sur le plan des transports et du tourisme, permettent l’organisation de Jeux aux répercussions minimes sur le paysage et avec des volumes d’investissement bien moindres que tous les concepts qui ont marqué l’opinion publique par leur gigantisme».En outre, l’évènement serait une formidable campagne marketing pour la Suisse, qui souffre d’un déficit d’image lié aux affaires fiscales. Et il permettrait de relancer le tourisme, dans un pays dont l’attractivité est minée par le franc fort.Près de 3 milliards de francs suissesMais tous les Grisons ne l’entendent pas de cette oreille. Échaudés par une facture totale de près de 3 milliards de francs et par l’ampleur des constructions prévues, les citoyens sont nombreux à s’opposer au projet. A Davos, une nouvelle installation pourrait accueillir près de 10.000 spectateurs, explique ce reportage de Swissinfo. Même si les organisateurs se sont dotés d’une charte de durabilité, les militants écologistes craignent la disparition de milliers d’hectares de forêt et la créations d’infrastructures trop grandes pour la petite région préservée.En Suisse, c’est le peuple qui a le dernier mot. Les électeurs grisons voteront donc, le 3 mars prochain, pour ou contre les Jeux en autorisant, ou non, le canton à libérer une partie des finances publiques pour l’investir dans le projet. La Confédération a affirmé qu’elle se porterait garante en cas de déficit par rapport au budget initial. Reste à savoir si les Grisons seront raisonnables, ou pas. Le Comité olympique n’avait pas accordé à la Suisse les JO 2006. Cette fois, le pays de Guillaume Tell pourrait prendre sa revanche. (Crédits photo : la photo ci-dessus est tirée du site du Comité, il s’agit du patineur américain Dick Button, vainqueur de la médaille d’or en 1948)

Lire la suite de Les Suisses hésitent à accueillir les JO.

Tags :

comité olympique, JO, Suisse

Un mystérieux groupe suisse veut sauver la raffinerie française de Pétroplus

Par Marie Maurisse le 6 février 2013 8h53

| Réactions (5)

Tweet

Recommander

Cinq offres de reprise ont été déposées pour la raffinerie de Petit-Couronne, apprend-on ce matin. Parmi les cinq dossiers se trouve celui du groupe suisse Terrae International, que les dépêches présentent comme un ensemble « d’investisseurs ».Ce n’est pas la première fois qu’une société suisse se présente pour reprendre le site français de Petroplus: Klesch se disait intéressé il y a une année, comme le révélait Le Figaro. Mais la proposition de Terrae, même si elle n’est pas favorite, semble sérieuse, selon le gouvernement.Terrae IncognitaeUne rapide recherche en ligne ne nous en apprend pas beaucoup plus sur cette société: pas de site officiel, ni en Suisse ni ailleurs. Sur le registre du commerce de l’Etat de Vaud, on trouve cependant sa fiche descriptive: basée à Lonay, la SA, créée en 1984, se consacre aux « travaux, études, recherches et réalisations d’agglomérations écologiques en Suisse et à l’étranger ». Quels liens ces activités ont-elles avec la raffinerie de Petit-Couronne? La firme a-t-elle de réelles activités en Suisse ? Un coup d’oeil sur Gogle Street View n’apporte pas non plus de nouveaux éléments: à l’adresse indiquée, aucun logo de Terrae International n’est visible.Raffinerie en danger Si l’offre de Terrae International s’avérait sérieuse, Petit-Couronne pourrait tout de même éviter le désastre. Un an après s’être déclarée en faillite, la raffinerie n’a toujours pas trouvé de repreneurs. Contrairement à l’usine Petroplus de Cressier, en Suisse. Le site, que les analystes disaient bien moins optimal que celui de Petit-Couronne en termes de marges brutes, a été racheté depuis plus de six mois par le groupe Varo (voir l’article de la RTS).En janvier dernier, au moment des négociations, j’expliquais dans un post précédent que les ouvriers suisses gardaient le silence, contrairement aux mobilisations des équipes françaises. Puis j’écrivais « Reste à voir quelle méthode fonctionnera le mieux ». Aujourd’hui, je crois que nous avons la réponse.

Tags :

Petroplus, raffinerie

Holocauste: la Suisse savait

Par Marie Maurisse le 28 janvier 2013 15h17

| Réactions (46)

Tweet

Recommander

C’est une entaille de plus à la neutralité helvétique. Des documents diplomatiques secrets, dévoilés dimanche soir par la chaîne alémanique SRF, montrent qu’en 1942, la Suisse était parfaitement au courant des crimes perpétrés par les nazis contre les Juifs. Au même moment, le pays décidait de limiter la venue de réfugiés. « Malgré les rapports de ses diplomates, écrit Le Temps, le Conseil fédéral avait décidé, en août 1942, que des renvois en masse de réfugiés étrangers civils devaient avoir lieu, même s’ils pouvaient mettre leur vie en danger ».Certains documents sont en ligne sur le site des Documents diplomatiques suisses.Gaffe du présidentDimanche, c’était aussi la Journée du souvenir des victimes de l’Holocauste. Le président de la Confédération, Ueli Maurer (voir un post sur son élection), a écrit que la Suisse était un « refuge ». Sa déclaration a provoqué une levée de boucliers de la part d’historiens comme Hans-Ulrich Jost (voir le JT sur le sujet) et de la Fédération suisse contre le racisme, qui regrettent que le rapport Bergier, qui a analysé les fonds placés en Suisse pendant la Seconde Guerre Mondiale, n’ait pas été mentionné. La Tribune de Genève, elle, parle de « mémoire incomplète ».   

Tags :

deuxième guerre mondiale, nazis, réfugiés, suisse

Archives

S’abonner au flux de ce blog

À propos de ce blog

Parmi les différents pays voisins de la France, la Suisse est l’un des plus méconnus. On la voit comme une forteresse de banquiers, une région de fromage ou, au choix, le refuge d’extrémistes qui promeuvent des initiatives populaires insolites et débattues… Évidemment, la Confédération helvétique est bien plus que cela. C’est un Etat riche et complexe, aujourd’hui tiraillé entre son indépendance et la montée de l’Europe, qui cherche sa place dans une économie mondialisée. Sur ce blog, je souhaite montrer que la Suisse a beaucoup de choses à nous apprendre. Et qu’il est passionnant de la voir réfléchir à son identité. Bienvenue !

L’auteur

Marie Maurisse

(1 billet)

Rechercher

Nuage de tags

armée

Berne

Bienne

Bilan

bonus

cavale

chiens

Conseil fédéral

femmes

frontaliers

Grisons

immigration

initiative

musique

référendum

Suisse

suisse

UDC

votation

élections

Liens

Le Temps, principal quotidien romand
24 heures, principal quotidien lausannois
La Tribune de Genève, principal quotidien genevois
La Liberté, principal quotidien fribourgeois
Le Matin, quotidien populaire romand
L’Hebdo, principal hebdomadaire romand
L’Agefi, principal quotidien financier romand
Télévision Suisse Romande, chaîne publique romande
Radio Suisse Romande, canal public romand
Tages Anzeiger, principal quotidien zurichois et premier journal suisse en termes de lecteurs
Neue Zürcher Zeitung, quotidien alémanique réputé
Lausanne Bondy Blog, la version suisse du site de Bondy
Travailler en Suisse, le blog du spécialiste de l’installation en terre helvète, David Talerman
Domaine Public, site d’analyse de l’actualité politique et financière suisse
Sonotone, le webzine musical romand
Swissinfo, l’actualité pour les Suisses de l’étranger
Vigousse, le site de l’hebdomadaire satirique suisse
Largeur.com, le site de l’agence de presse Largenetwork
Le blog de Dave, l’actualité gastronomique suisse
Faisons Genève, le blog du parti libéral genevois
Frog You, blog d’un Français expatrié en Suisse
Bon pour les oreilles, le blog musique de Christophe Schenk
Out of Welschland, une Romande chez les Alémaniques

Notes récentes

La France est-elle en train d’instaurer un impôt selon la nationalité?

Archives

Sélectionnez un Mois…

décembre 2014

octobre 2014

janvier 2014

décembre 2013

avril 2013

mars 2013

février 2013

janvier 2013

décembre 2012

octobre 2012

septembre 2012

juin 2012

mai 2012

avril 2012

mars 2012

février 2012

janvier 2012

décembre 2011

novembre 2011

octobre 2011

septembre 2011

août 2011

juillet 2011

juin 2011

mai 2011

avril 2011

mars 2011

février 2011

janvier 2011

décembre 2010

novembre 2010

octobre 2010

septembre 2010

août 2010

juillet 2010

juin 2010

avril 2010

mars 2010

février 2010

janvier 2010

décembre 2009

novembre 2009

octobre 2009

septembre 2009

juillet 2009

juin 2009

mai 2009

avril 2009

mars 2009

février 2009

janvier 2009

décembre 2008

Les Blogs
Ajouter

Cavani et le PSG vers le divorce : la faute de Laurent Blanc ?
Le divorce Cavani/PSG est présenté comme inéluctable…
BRP HD – Le sport, plein écran par Bruno Roger-Petit

Federer-Hingis, étoiles contraires
Pour Roger Federer, la Coupe Davis est devenue un…
Retours sur ligne par Jean-Julien Ezvan

Le 20 novembre de Lars Norén, un texte qui fascine et égare
Au Théâtre Studio d’Alfortville, Alexandre Zeff dirige…
Le grand théâtre du monde par Armelle Héliot

Voir tous les blogs

Le Figaro | Tous les blogs du Figaro

Fondue, la Suisse ? – Blogs – Le Figaro

Laisser un commentaire