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Franc fort : la Suisse tire un trait sur sa croissance

Le Point
– Publié le
20/01/2015 Ă  10:50

Après avoir Ă©tĂ© les premiers gagnants de l’envolĂ©e du franc suisse, les frontaliers français risquent d’ĂŞtre les premiers perdants avec la montĂ©e du chĂ´mage.

Le franc suisse s'est envolé la semaine dernière.
© Oliver Berg/dpa
/ Picture-Alliance/AFP

De notre correspondant à Genève, Ian Hamel

L’institut BAK Basel (Ă  Bâle), rĂ©putĂ© pour ses prĂ©visions Ă©conomiques, vient d’annoncer que la dĂ©cision de la Banque nationale suisse (BNS) de laisser flotter le franc suisse provoquera en 2015 une chute de la croissance de 1,5 Ă  2 %. Sachant que le secrĂ©tariat d’État Ă  l’Économie (Seco) prĂ©voyait avant ce « tsunami » une croissance de 2,1 %, la Suisse risque de connaĂ®tre cette annĂ©e une stagnation Ă©conomique, comparable Ă  celle de la France en 2014. Non seulement cette hausse de 15 Ă  20 % du franc suisse par rapport Ă  l’euro et au dollar pĂ©nalise toutes les branches exportatrices (chimie, mĂ©dicaments, horlogerie, machines-outils), mais elle envoie aussi par le fond le tourisme (hĂ´tellerie, restauration, stations de ski). Un peu moins pessimiste que le BAK, la banque UBS ne mise plus que sur une croissance de 0,5 %.
Ce n’est pas tout : les caisses de pension qui financent les retraites et investissent une partie de leurs actifs en actions et en obligations ont dĂ©jĂ  perdu 4 % de leur fortune, la Bourse suisse ayant chutĂ© en deux jours de 14,11 %. RĂ©sultat, l’institut BAK Basel indique une hausse inĂ©luctable du chĂ´mage. Il est actuellement de 3,1 %, il pourrait passer Ă  3,8 %. Certes, ces chiffres peuvent faire sourire en France. Mais de l’autre cĂ´tĂ© du Jura, le droit du travail permet de licencier des salariĂ©s du jour au lendemain sans motif sĂ©rieux. Or, qui occupe les emplois de vendeuses dans les grands magasins, de serveuses dans les restaurants, de standardistes dans les hĂ´tels ? Les Ă©trangers, et notamment les frontaliers.
La toute-puissance de la Banque nationale suisse
Les supermarchĂ©s suisses Migros ont dĂ©jĂ  fait appel au civisme de la population pour qu’elle n’aille pas s’approvisionner Ă  l’Ă©tranger. En raison mĂŞme de la petitesse de la ConfĂ©dĂ©ration, un tiers des Suisses habitent Ă  un coup d’accĂ©lĂ©rateur de l’Allemagne, de l’Autriche, de la France et de l’Italie. InterrogĂ© par La Tribune de Genève, le gĂ©rant de la station-service de Perly, dans le canton de Genève, installĂ©e juste Ă  la frontière, constate que le mouvement s’inverse. Avant, c’Ă©taient les Français qui achetaient leur essence en Suisse, « ils ne viendront plus du tout et ce seront les Suisses qui passeront la frontière pour faire le plein », dĂ©clare-t-il.
La toute-puissance de la Banque nationale suisse (BNS) ne manque pas de surprendre. Mis devant le fait accompli, Johann Schneider-Ammann, ministre de l’Économie, s’est contentĂ© de soupirer jeudi : « Heureusement que j’Ă©tais assis ! » Il va pourtant devoir contenir la grogne Ă  la fois des milieux Ă©conomiques (les actions du Swatch Group ont perdu 23 % en deux jours) et de la classe politique. DĂ©jĂ , certains rĂ©clament une baisse du taux de la TVA dans l’hĂ´tellerie, afin de l’aider Ă  tenir le choc.
Graves menaces sur l’euro ?
MalgrĂ© le vent de panique provoquĂ© par la fin de l’arrimage du franc suisse Ă  l’euro, Thomas Jordan, le patron de la BNS, ne cherche mĂŞme pas Ă  se justifier. Dans la longue interview qu’il donne aujourd’hui au Temps (quotidien francophone) et Ă  la Neue ZĂĽrcher Zeitung (journal alĂ©manique), il se contente de rĂ©pĂ©ter : « La Suisse a une monnaie indĂ©pendante et souveraine » et « la BNS est une banque centrale indĂ©pendante. Il nous appartient de prĂ©parer nos dĂ©cisions seuls. »
Toutefois, Thomas Jordan Ă©voque « une grande incertitude en raison du changement de la politique monĂ©taire de la BNS ». Ă€ lire entre les lignes, le prĂ©sident du directoire de la Banque nationale suisse s’attend Ă  ce que la Banque centrale europĂ©enne soit contrainte d’acheter en masse des dettes souveraines de plusieurs États de l’Union europĂ©enne, provoquant une dĂ©gringolade incontrĂ´lĂ©e de l’euro. Face Ă  cette menace, le franc suisse aurait eu, malgrĂ© tout, raison de lâcher la monnaie europĂ©enne afin de sauver les meubles. S’il a raison, Thomas Jordan sera considĂ©rĂ© comme un gourou. Mais s’il se trompe, il restera l’homme le plus dĂ©testĂ© de Suisse.

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