Le franc suisse flotte librement , une journée et une controverse

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Le franc suisse flotte librement : une journée et une controverse historiques

Nessim Ait-Kacimi / Journaliste |
Le 15/01 à 11:04, mis à jour à 19:53

Séance historique pour le franc suisse après l’abandon du cours plancher – shutterstock
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Le franc suisse flotte librement : une journée et une controverse historiques – DR
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La devise a bondi de 30 % avant que l’euro s’établisse à 1,03 franc suisse contre 1,20 la veille. La banque centrale est intervenue en catastrophe pour vendre des francs.
Stupeur et surprise, la Banque nationale Suisse (BNS) a annoncé qu’elle abandonnait le cours plancher de 1,20 franc suisse par euro, qu’elle avait établi en septembre 2011 pour lutter contre l’appréciation de la devise helvétique. Conséquence immédiate, le franc suisse est passé sous la parité avec l’euro (1 euro = 0,85 franc suisse contre 1,20 la veille) et a gagné jusqu’à 29 %. En milieu de journée, la devise gagnait 16 % à 1,03 franc suisse pour un euro et 14 % par rapport au billet vert, le dollar s’établissant à 0,89 franc suisse. Cela représente un bond de 15 % en une journée du taux de change global de la monnaie helvétique. Du jamais vu et cette séance historique va laisser de profondes traces dans la « psyche » des marchés. Les contrats à terme sur le franc suisse ont connu pas moins de 11 perturbations (arrêt de cotation pendant une minute) dans la journée compte tenu de la volatilité et des volumes très élevés. La BNS est intervenue en catastrophe pour tenter, au moins, de stabiliser sa monnaie juste au dessus de la parité. Dans l’attente d’un éventuel « plan B ». Dans une conférence de presse, Thomas Jordan a récusé toute « décision panique » estimant qu’elle avait été au contraire réfléchie et pesée. Il a aussi précisé que la BNS n’abandonnait pas tout soutien à sa devise. « La BNS continuera de prendre en compte la situation sur le marché des changes pour définir sa politique monétaire. Aussi interviendra-t-elle au besoin sur ce marché en vue d’influer sur les conditions monétaires ». Il reste à savoir sous quelle forme. La banque centrale pourrait choisir de lier le franc suisse à un panier de devises (euro, dollar, yen, …). De manière officieuse, « la BNS peut vouloir stabiliser sa monnaie autour de 1,10 franc suisse par euro, mais défendre ce niveau va être coûteux et difficile », insiste Beat Siegenthaler stratège chez UBS. Ce dernier souligne que l’intégralité du bénéfice de la BNS en 2014 s’est évaporé en moins d’une journée. la justification de la BNS
« L’introduction du cours plancher a eu lieu dans une période d’extrême surévaluation du franc et de très forte incertitude sur les marchés financiers. Cette mesure exceptionnelle et temporaire a préservé l’économie suisse de graves dommages. « Le franc demeure certes à un niveau élevé, mais depuis l’introduction du cours plancher, sa surévaluation s’est dans l’ensemble atténuée. L’économie a pu profiter de cette phase pour s’adapter à la nouvelle situation », a justifié la BNS . « Les disparités entre les politiques monétaires menées dans les principales zones monétaires ont fortement augmenté ces derniers temps et pourraient encore s’accentuer. L’euro a nettement faibli par rapport au dollar des Etats-Unis, ce qui a également conduit à une dépréciation du franc face au dollar ». Dans ce contexte, la Banque nationale est parvenue à la conclusion qu’il n’est plus justifié de maintenir le cours plancher. Une erreur historique pour beaucoup d’économistes. couper les ponts avec la BCELa banque JP Morgan souligne qu’un tel geste doit être rapproché de l’annonce par la BNS de profits très élevés en 2014 (38 milliards de franc suisses). Sans ce matelas de sécurité financier, l’envolée du franc suisse aurait causé des pertes retentissantes à l’institut d’émission, sinon sa banqueroute. Toutefois, « il est étonnant que la BNS ait laissé flotter librement sa monnaie sans mécanisme de transition. Cela risque d’entraîner des mouvements très exagérés et une hausse du franc suisse au-delà de sa valeur fondamentale », note la banque. Pour elle, la logique de cette décision est de « couper les ponts avec la BCE », c’est-à-dire de ne plus être tributaire des décisions de la BCE, dans la perspective de l’assouplissement quantitatif que devrait mener bientôt la BCE. Une action qui affaiblira l’euro. « La BNS a reculé devant la perspective de devoir intervenir massivement pour s’opposer à ce mouvement de repli de l’euro », estime Daragh Maher de HSBC, dont la banque prévoit désormais un euro à 0,95 franc suisse fin 2015. Longtemps un combattant farouche dans la guerre des changes, le franc suisse a abandonné provisoirement ce conflit planétaire face à un adversaire de taille, l’euro.Pandémonium des spéculateursCe bond du franc suisse devrait se traduire par de très lourdes pertes chez certains intervenants (banques, hedge funds, fonds spécialisés sur les devises, spéculateurs particuliers…)  : les marchés étaient vendeurs de franc suisse contre des euros et dollars avant cette décision. En outre très peu positions en options avaient été mises en oeuvre pour se couvrir contre un mouvement défavorable (hausse) du franc suisse. Aucun stratège n’anticipait un tel geste, ou en tout cas pas si vite. L’euro contre franc suisse est une parité, « ennuyeuse » peu volatile où il ne se passe pratiquement rien dans 99% des séances… mais 1% des journées sont historiques. La volatilité exceptionnelle va faire de gros dégâts. Quand les mouvements sont trop brusques et la nervosité extrême, les modèles de gestion des risques sont souvent pris en défaut. « L’impact négatif sur l’appétit pour le risque et la crédibilité de la BNS sont les effets les plus importants de cette décision » souligne George Saravelos de la Deutsche bank. Le geste de la BNS, pour le moins controversé, équivaut à un durcissement monétaire, même si elle a tenté de l’atténuer en abaissant aussi ses taux d’intérêt. «Il est frappant que la BNS prenne le risque que la hausse du franc suisse installe l’économie dans la déflation. Elle peut croire qu’elle est moins exposée à ce risque que les autres banques centrales compte tenu de son expérience passée, couronnée de succès, à se mouvoir dans un environnement de faible inflation voire déflation » avance Steven Englander, responsable de la stratégie sur les grandes monnaies chez Citi Inquiétudes des industriels suissesPassée la stupeur, les industriels suisses ont fait part de leurs inquiétudes et colère face à la dégradation prévisible de leur compétitivité du fait de l’envolée du franc suisse. Visiblement très choqué, Nick Hayek, le directeur général de Swatch a déclaré  : « Les mots me manquent. Jordan n’est pas seulement le nom du président de la BNS mais aussi celui d’une rivière. Et l’action de la BNS est un véritable tsunami pour nos exportateurs, pour le tourisme et pour toute notre économie ». N.A.-K

@NessimAitKacimi
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