Les start-up de l’EPFL ont levé 400 millions de francs en 2016

Send me an email when this page has been updated


Les start-up de l'EPFL ont levé 400 millions de francs en 2016

Les sociétés ont établi un nouveau record en 2016. L’EPFL se félicite de la diversité des start-up qui croissent

C’est un record: jamais les start-up issues de l’EPFL n’ont levé autant d’argent qu’en 2016. Mercredi, deux semaines avant la fin de l’année, l’EPFL a tiré un premier bilan. Verdict: 397 millions de francs levés, contre 231 millions en 2015 et 242 millions en 2014. Les années précédentes, jamais la barre des 200 millions n’avait été dépassée. «Nous bénéficions maintenant à plein des efforts que nous fournissons depuis plus de vingt ans», se réjouissait mercredi Adrienne Corboud Fumagalli, vice-présidente pour l’innovation et le transfert de technologie.

Sur les 397 millions enregistrés cette année, 100 millions reviennent à Mindmaze, société valorisée à plus d’un milliard de dollars et spécialisée dans la rééducation grâce à la réalité virtuelle. Parmi les levées de fonds les plus importantes se situent aussi AC Immune (42,7 millions via son entrée en bourse) et NEXThink (38 millions). Le record de 2016 ne serait-il dû qu’à ces opérations records’ «Bien sûr, ces levées de fonds sont exceptionnelles, mais souvenez-vous qu’en 2015, Biocartis a levé 120 millions via son entrée en bourse, explique Hervé Lebret, responsable du fonds Innogrant d’aide au démarrage pour les entreprises de l’EPFL. De plus, 22 start-up ont levé des fonds cette année, contre 12 en 2014, par exemple. Il y a donc une grande diversité parmi les sociétés qui parviennent à se financer». Le responsable se félicite aussi de la diversité de leurs profils: monde de la santé, logiciels, mais aussi matériel informatique.

Attirer un géant

Pour 2017, Hervé Lebret est confiant. «Vingt start-up ont été créées ces derniers mois et je suis certain que plusieurs parviendront à lever des millions, voire des dizaines de millions ces prochains mois». Est-ce à dire que les soucis liés au financement sont résolus’ «Non, lever de l’argent reste difficile pour tout le monde, mais nos start-up sont de qualité. Cela ne veut pas dire que toutes réussiront: on estime que 20 à 30% connaîtront un succès important, via une entrée en bourse ou la création de centaines de postes de travail», poursuit le responsable. Hervé Lebret espère qu’à terme, un géant du calibre de Google implante une filiale dans la région: «Cela servirait de formidable aimant et ses employés pourraient ensuite créer leurs propres start-up. Mais même sans cet aimant, la dynamique autour de l’EPFL est très positive».

Send me an email when this page has been updated

Laisser un commentaire