Mercenaires suisses — Wikipédia

Mercenaires suisses

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Mercenaires suisses traversant les Alpes (Luzerner Schilling)

Les mercenaires suisses sont des soldats remarqués pour avoir vendu leur service dans des armées étrangères, en particulier les armées des rois de France, durant le début de l’époque moderne de l’histoire européenne, depuis la fin du Moyen Âge au Siècle des Lumières.

Sommaire

1 Historique
2 Stratégie
3 Application sur le champ de bataille : Marignan
4 Voir aussi

Historique[modifier | modifier le code]
Leurs services en tant que mercenaires étaient à leur apogée au cours de la Renaissance, lorsque leurs capacités militaires éprouvées au champ de bataille (Grandson, Morat…) contre le Duché de Bourgogne en faisaient des troupes de mercenaires particulièrement recherchées durant les guerres d’Italie.
Après la bataille de Marignan (en 1515), le 29 novembre à Fribourg, la France signe avec les Suisses un traité de paix perpétuelle qui sera respecté jusqu’à la chute de la monarchie française, en 1792. Par la suite, les Suisses mettent leurs mercenaires au service du roi de France, par le traité de Genève le 7 novembre 1515.
On estime que la Suisse ait fourni près de deux millions de mercenaires aux puissances européennes, entre les XIVe et XVIe siècles.[réf. nécessaire]
Stratégie[modifier | modifier le code]
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Les soldats suisses et leur stratégie vont s’adapter à l’évolution technologique de l’art de la guerre pendant la Renaissance.
Ainsi, la première chose que vont faire les régiments sur le champ de bataille va être de recommander l’âme de ses soldats à Dieu, en s’agenouillant. Ce faisant, les soldats évitent les deux salves de boulets traditionnellement tirées à la vue de l’adversaire. L’appel lugubre de la vache d’Unterwald et du taureau d’Uri annoncent la charge. La seconde chose à faire va être de se diriger le plus vite possible vers les canons, les capturer, puis les retourner vers les adversaires: les pièces d’artillerie serviront à aider la bataille à repousser les charges de cavalerie.
Les mercenaires suisses se battent en utilisant une stratégie ancienne, tirée des textes relatant les victoires d’Alexandre le Grand. Les Suisses en ordre de combat se structurent en groupes de 5’000 hommes, que l’on appelle « batailles » (phalange). Ils forment donc une masse compacte hérissée de piques de plus de 5 mètres de long, ce qui rend la formation totalement invulnérable face à un assaut de cavalerie. Ces « batailles » sonnent le glas de la chevalerie moyenâgeuse, et annoncent l’ère de la suprématie de l’infanterie. Il faut aussi remarquer que les régiments suisses sont les premiers à marcher accompagnés de musique.
Les lansquenets (Landsknechte) allemands vont se servir de la même méthode, mais sauront diversifier leur activité en introduisant des épées à deux mains ainsi qu’en augmentant la proportion d’hommes équipés d’arquebuses puis de mousquets dans leurs rangs.
Application sur le champ de bataille : Marignan[modifier | modifier le code]
À la veille de la bataille de Marignan en 1515, François Ier a payé les Suisses, qui sont en partie rentrés chez eux. Il ne reste plus que les Unterwaldois, les Valaisans et un certain nombre de régiments qui n’ont pas accepté l’or français. L’évêque de Sion, Matthieu Schiner, sort de Marignan en tête, suivi par le reste de l’armée.
Comme à leur habitude, au moment de la salve, les Suisses s’agenouillent, ce qui laisse les tirs français sans effet. Les Suisses accourent vers les canons, mais ils se trouvent en haut d’une butte, défendus par des arquebuses et escopettes. Monter la colline va désunir la bataille, mais au bout d’âpres combats, les canons sont capturés. Le temps de les retourner, les deux batailles se retrouvent face à face à une gigantesque bataille de 10 000 lansquenets. Le combat est rude, mais les montagnards prennent le dessus. Après l’extermination des Allemands, les 7 500 Suisses restants doivent faire face à des violentes charges des Français, menés par le Duc d’Alençon, qui restent sans effet. Le combat est interrompu avec la nuit.
Le lendemain, les Français sont en situation d’infériorité numérique par rapport aux Suisses. Pourtant, l’arrivée, au son du cri « San Marco ! » de 1 800 cavaliers et 10 000 gens de pied appointés par le Doge de Venise, allié des Français, va renverser le destin du combat: la dernière bataille et la bataille de réserve, épuisées, n’ont que le choix de la retraite.
Cette bataille, que François Ier qualifiera de sa plus grande victoire, montre deux méthodes qui ont eu raison des forces confédérées.
Premièrement, la bataille suisse a essuyé des tirs d’artillerie et de fusils qu’elle ne pouvait pas éviter, en escaladant la butte de l’artillerie. De plus, celle-ci a désuni la bataille.
Deuxièmement, les Français malgré les charges de cavalerie, se sont principalement reposés sur des gens de pied, les lansquenets comme les Vénitiens. La bataille n’a donc aucune efficacité et le combat tourne rapidement au corps-à-corps.
Voir aussi[modifier | modifier le code]

Garde suisse

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