Oligarchie 2.0

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Oligarchie 2.0

Tout le monde a vu, mercredi dernier, la photo de Donald Trump entouré des plus grands patrons de la Silicon Valley. Pris dans la Trump Tower de New York, sorte de nouvelle résidence présidentielle à la démesure du président élu, le cliché le montre assis à la même table que les dirigeants d’Amazon, d’Alphabet, d’Apple, de Facebook, de Microsoft ou encore de Tesla. Ceux-là même qui l’avaient pourtant vertement critiqué, voire combattu, durant la campagne électorale.

Trump méprise ses électeurs

A ses côtés, on retrouve aussi son vice-président (Mike Pence), son futur chef de cabinet à la Maison Blanche (Reince Priebus), un milliardaire membre de son équipe de transition (Peter Thiel) et l’un de ses plus proches conseillers (Steve Bannon). Et ce n’est pas tout. On retrouve surtout ses fils Donald Junior et Eric, sa fille Ivanka et son mari Jared Kushner.

Outre la réunion d’un antisémite notoire et d’un fervent défenseur d’Israël autour de la même table, cette photo illustre surtout le mépris que voue le futur président de la première puissance mondiale à tous ceux qui l’ont pourtant porté au pouvoir. A cette classe moyenne américaine qui pensait, naïvement, qu’elle allait en finir avec une certaine oligarchie.

Une place de choix pour ses propres enfants

Sur cette photo, Donald Trump leur fait un grand doigt d’honneur. Il ne se contente pas de placer au sein de sa future administration d’anciens vautours de Wall Street et des représentants de l’élite qu’il méprisait tant durant sa campagne (mais qui ont au moins le mérite d’avoir accompli quelque chose dans leur vie). Non. Il réserve en plus une place de choix à ses propres enfants, qui, eux, sont nés avec une cuillère d’argent en guise de doudou et n’ont pas prouvé grand-chose jusqu’ici mis à part, peut-être, sa fille Ivanka (après tout elle distillait déjà ses commentaires avisés sur les chaînes d’information financière durant la crise de 2008).

Au pays de l’oncle Donald donc, la méritocratie se définit désormais en termes d’affiliation familiale. Et le pire dans toute cette histoire, c’est que personne ne semble vraiment s’en offusquer. Il faudra peut-être attendre que Barron, son fils de 10 ans, soit nommé à la tête du ministère de l’information et des technologies pour que les Américains ouvrent les yeux.

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