Signes de retraitement du plutonium en Corée du Nord

Signes de retraitement du plutonium en Corée du Nord

De multiples indicateurs révélés par des images satellite récentes semblent montrer que la Corée du Nord s’apprête à retraiter du plutonium en vue de fabriquer de nouvelles armes nucléaires, voire a peut-être déjà commencé, sur son principal site atomique, selon des spécialistes américains.

La quantité exacte de plutonium de qualité militaire que le Nord est susceptible de produire n’est pas connue, soulignent mercredi les experts de l’Institut américano-coréen de l’université Johns Hopkins.

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Lorsqu’il est pleinement opérationnel, le complexe de Yongbyon est capable de produire environ six kilogrammes de plutonium par an, soit une quantité suffisante pour une ou deux bombes nucléaires.

Images satellite

Les dernières images satellite montrent deux wagons plats chargés de réservoirs de stockage ou de fûts près du laboratoire radiochimique du site.

Au début des années 2000, lors d’opérations de retraitement du plutonium, des wagons plats similaires avaient été aperçus, ont dit les chercheurs. Les fûts peuvent servir au transport de produits chimiques.

Parallèlement, les images montrent des panaches de fumée s’échappant de l’usine thermique de Yongbyon et les réserves à charbon semblent remplies à bloc.

Dans le même temps, l’activité sur le principal réacteur semble faible, ce qui semble montrer qu’il n’est pas opérationnel, disent les chercheurs. Pour décharger le combustible usé d’un réacteur, celui-ci doit être fermé, expliquent-ils.

4e essai nucléaire en janvier

Ce réacteur avait été fermé en 2007 dans le cadre d’un accord échangeant désarmement contre aide humanitaire mais la Corée du Nord a commencé des travaux de rénovation après son troisième essai nucléaire en 2013.

Le coordinateur du renseignement américain James Clapper avait averti en février que le Nord pourrait être capable rapidement d’extraire du plutonium de qualité militaire des barres de combustible usé du réacteur.

La Corée du Nord a mené le 6 janvier son quatrième essai nucléaire, affirmant alors avoir fait exploser une bombe à hydrogène, bien plus puissante que la bombe atomique ordinaire.

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Cette revendication a été largement mise en doute par les spécialistes qui estiment que l’énergie dégagée était bien trop faible. 

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