Swatch Nestlé UBS, les grands groupes suisses pris dans une

Actu

Economie

Sport24

Culture

Lifestyle

Madame

Editions abonnés

Figaro Store

FigaroTV

Santé

Etudiant

Figarochic.cn

Histoire

Bourse

Nautisme

Golf

TVmag

Scope

Voyage

Enchères

Vin

Evene

Météo consult

Le particulier

Cadremploi

La chaine météo

Keljob

Kelformation

Explorimmo

Propriétés de France

Ticketac

Vodeo

Cplussur

Facebook

Twitter

Google +

Newsletter

Menu

En direct

Journal

Suivre

Recherche

Conjoncture

Immobilier

Bourse

Tech & Web

Finances Perso

Entreprises

Management

Conso

Menu

Menu

En direct

Journal

Conjoncture

Bourse

Tech & Web

Finances Perso

Entreprises

Management

Immobilier

Médias

Conso

La Personal Economy

Financement participatif

Services & Partenaires

Swatch, Nestlé, UBS…: les grands groupes suisses pris dans une tempête boursière

Home
ECONOMIE
Conjoncture

Par Bertille BayartMis à jour le 15/01/2015 à 17:53 Publié

le 15/01/2015 à 15:02

Sur le front des changes, le franc suisse a gagné jusqu’à plus de 30 % dans la matinée avant de se calmer un peu.
Crédits photo : ARND WIEGMANN/REUTERS
VIDÉO – Après une décision surprise de la Banque centrale suisse qui a entraîné une flambée brutale de la monnaie helvète, les grands groupes industriels locaux voient leurs cours de Bourse dévisser.

Publicité

La vénérable Banque nationale suisse (BNS) a-t-elle mésestimé les conséquences de son annonce surprise jeudi matin? En tout cas, en décidant sans préavis aucun de décrocher le franc suisse du cours de l’euro auquel la monnaie helvète était arrimée depuis près de trois ans, elle a déclenché des mouvements d’une extraordinaire violence s’agissant d’un marché aussi puissant et développé que le marché suisse. Sur le front des changes, le franc suisse s’est brutalement réapprécié. Il a gagné jusqu’à plus de 30 % dans la matinée avant de se calmer un peu. Sur le front des actions, la réaction a aussi été saignante. La bourse suisse perdait quelque 12% à la mi-journée, effaçant près d’une centaine de milliards d’euros de capitalisation boursière. La première explication à ces réactions tient à la surprise des opérateurs de marché. Il faut dire que les grandes banques centrales, Fed et BCE en tête, les ont habitués ces dernières années à leur permettre d’anticiper leurs décisions, et même la moindre inflexion de leur politique monétaire. Or, la Banque nationale suisse a pris tout le monde de court. Elle semble agir dans l’urgence, peut-être pour désolidariser le franc suisse de l’euro en amont de la réunion de la BCE prévue la semaine prochaine, dont on attend des décisions historiques qui pourraient avoir un impact à la baisse sur l’euro. La monnaie européenne s’est pourtant déjà fortement dépréciée ces derniers mois, retrouvant son cours d’introduction de janvier 1999.«Impact atroce» Cette surprise a provoqué son lot de commentaires catastrophistes. Nombre d’intervenants relevaient combien la crédibilité de la BNS leur semblait entamée, l’institution ayant encore réaffirmé le mois dernier son engagement à arrimer le franc suisse à l’euro. Un de ses vice-présidents en avait même encore parlé lundi dernier. Les réseaux sociaux parlent eux déjà de «Francogeddon». Swatch -14.68% Zurich -9% Nestle -7.46% UBS -8.73% Credit Suisse -10% No, it's not a weather forecast but #Francogeddon— Russian Market (@russian_market) 15 Janvier 2015 Dans les salles de marché, les notes d’analystes et de stratèges fusent. «Pour être honnête, je suis sous le choc», explique un analyste en conclusion d’une note dans laquelle il redoute un «impact atroce» de la réévaluation du franc suisse sur les industriels du pays, dont l’économie pourrait basculer en récession.

«L’action de la BNS aujourd’hui est un tsunami» Nick Hayek, patron du groupe horloger Swatch
De fait, les industriels suisses sont en première ligne. «L’action de la BNS aujourd’hui est un tsunami», a ainsi commenté Nick Hayek, le patron du groupe horloger Swatch. La place suisse est le siège de très grandes entreprises mondiales, essentiellement tournées vers l’exportation. De Nestlé à ABB en passant par le géant du luxe Richemont, des leaders de la pharmacie Roche et Novartis aux banques UBS et Crédit Suisse, les puissants groupes suisses commercent beaucoup en devises. Dans les salles de marché ce jeudi, les tableurs tournent donc à plein régime pour évaluer l’impact de cette folle journée sur les ventes en euros notamment de ces géants mondiaux, dont le premier débouché est le plus souvent le marché allemand. Avec des conséquences violentes sur les cours de bourse dont certains s’effondraient de 10 % à 15 % à la mi-journée. Un impact qui doit cependant être relativisé à l’aune de la réévaluation du franc suisse (en euros ou en dollars, la chute est largement neutralisée), et parce que ces groupes ont souvent une base de production largement localisée hors de leurs frontières. Leurs coûts de production ne vont pas donc flamber aussi fort que leur monnaie. Ironie de l’histoire, deux groupes français sont sous les feux de l’actualité suisse en ce moment. Saint-Gobain, d’abord, qui a conclu un accord de rachat des parts de la famille fondatrice du groupe Sika pour quelque 2,75 milliards de francs suisses. Le groupe français a précisé à la mi-journée qu’il n’était pas menacé, ayant couvert cette transaction en euros. Son cours de bourse qui était brièvement tombé sous 32,80 euros s’est repris à 33,46 euros (-0,25 %). Autre groupe concerné: Lafarge. Le groupe a conclu un accord de fusion avec le Suisse Holcim, dont l’action perd quelque 11,4 % ce jeudi. «En ce qui concerne un éventuel impact sur le rapprochement avec Lafarge, ce que nous pouvons dire, c’est que nous restons engagés par la fusion», a commenté un porte-parole du groupe suisse.

Partager

Partager cet article
X

Recommander

Envoyer par mail
Envoyer par mail

Swatch, Nestlé, UBS…: les grands groupes suisses pris dans une tempête boursière
VIDÉO – Après une décision surprise de la Banque centrale suisse qui a entraîné une flambée brutale de la monnaie helvète, les grands groupes industriels locaux voient leurs cours de Bourse dévisser.

<
Envoyer cet article par e-mail
X

Imprimer

Haut de page

La rédaction vous conseille :Krach en Suisse: le patron de Swatch évoque «un tsunami pour l’ensemble de la Suisse»Euro en chute libre: faut-il s’inquiéter ou se réjouir?L’euro retrouve son cours d’introduction de janvier 1999La Suisse introduit un taux d’intérêt négatif sur certains avoirs bancaires

Bertille Bayartauteur17 abonnésJournalisteSes derniers articlesDavid de Rothschild: «Cet épisode ne doit pas tourner au règlement de comptes»Les Rothschild se disputent leur marqueGaz de schiste : le rapport enterré par le gouvernement

Services Partenaires

Sur le même sujet

Nick HayekSuisseSaint-Gobain

Montres connectées: la riposte de Swatch Group à AppleSwatch Group gonfle ses prix de 5 à 10% en EuropeOmega instaure une nouvelle certificationLa hausse du franc suisse provoque une onde de choc à travers le pays

Thématique : Nick Hayek

Conjoncture

+ récents
+ commentés
+ partagés

Draghi a gagné une bataille, il n’a pas gagné la guerreValls détaille ses mesures en faveur de l’investissementItalie : Renzi présente un budget d’élève modèleLa visite de Tsipras à Moscou irrite l’Europe

Plus
d’articles Conjoncture

Réagir à cet article

Publicité

23 commentaires

alpisud

Quel monde débile…….où les cours des actions sont devenus les seuls repairs et valeurs d'une civilisation en pleine déliquescence.
Affligeant.

Le 27/01/2015 à 16:04
AlerterRépondre

machin-choses

Vitol, Glencore, Trafigura sont les ( nouveaux ) grands groupes suisses, devant Nestlé, Swatch et UBS.
La liste fournie est désuète.

Le 15/01/2015 à 20:34
AlerterRépondre

Marc MANNE

Vite, spéculons sur une valeur refuge pour le CAC et la bourse : que sont les fameux lingots d'or 2 taux ble rhône.

Le 15/01/2015 à 19:27
AlerterRépondre

Wanguard wanguard

Et une fois de plus on peut vérifier que l'économie, la finance, la bourse sont des sciences exactes basées sur des chiffres réels et vérifiables de la santé des économies et des entreprises.
Défense de rire… même jaune.

Le 15/01/2015 à 19:10
AlerterRépondre

trebotier

"effaçant une centaine de milliards d'euros de capitalisation boursière". NON. une centaine de milliards de francs suisses. Le cours de ces valeurs en euros a quand même monté… Par pitié, faites l'effort de comprendre ce que vous écrivez!

Le 15/01/2015 à 18:40
Lire la réponse à ce commentaire AlerterRépondre

JiHaire

Merci pour votre commentaire pertinent

Le 16/01/2015 à 10:21
AlerterRépondre

CH-1001

Le souci n'est pas la baisse des actions mais la force du francs suisse. Nos entreprises CH exportent pour l'essentiel et avec une monnaie forte (CHF – Euro), le danger est la baisse des exportations sur le secteur européen avec répercussions sur les emplois et les salaires en Suisse. Les seuls gagnants pour l'instant sont les frontaliers qui voient leur salaire augmenter, mais la répercussion du coût du franc suisse se répercutera sur l'ensemble de l'économie du pays. La BNS prétend que cette manoeuvre peut être transitoire en attendant les annonces / décisions de la BCE, qu'il y aura un autre seuil plancher moins contraignant pour le franc, mais dans l'intervalle le tourisme, l'immobilier et l'embauche connaîtront des périodes sévères. Les perdants pourraient être les gagnants, les frontaliers risqueraient alors leur emploi dans le processus de dégraissage. Nous avons été épargnés jusqu'à présent, avec un maintien artificiel du coût de l'euro pour sauver nos entreprises exportatrices. Les pertes à court terme serait de 5 milliards de francs suisses, pour les tractations avec la monnaie européenne. Enfin autre dommage, l'impertinence de la BNS qui démontre sa toute puissance au-delà de la politique, au-delà de la diplomatie, au-delà des intérêts de la population. Espérons que ladite BNS a un bon tuyau pour se livrer à cet exercice, sachant qu'elle ne fait jamais de mauvaises opérations.

Le 15/01/2015 à 18:35
AlerterRépondre

jacques cambet

Pas fous ces Helvètes. Si ils ont dévalué, sans doute ont-ils des raisons ou des craintes à venir ignorées de nos brillants économistes. Ni cadeau ni scrupule de leur part, s'ils l'ont fait cela sent le grillé, mais où et quand ?

Le 15/01/2015 à 18:33
Lire les 3 réponses à ce commentaire AlerterRépondre

JiHaire

Je pense qu'ils ont réévalué au contraire.

Le 16/01/2015 à 10:23
AlerterRépondre

çavacoutercher

il ont un des meilleurs service de renseignement mondial donc il doivent savoir des choses

Le 15/01/2015 à 19:13
AlerterRépondre

jelk

<< il ont un des meilleurs service de renseignement mondial >>
Ah bon? Je suis Suisse et j'ai plutot l'impression qu'on est très mauvais dans ce domaine…

Le 16/01/2015 à 12:03
AlerterRépondre

paris 2012

pour les frontaliers un jolie coup de poker par contre chez nous le livret a doit faire pleurer dans les chaumiéres

Le 15/01/2015 à 18:19
AlerterRépondre

SAG3SS3

En général quand les actions baissent c'est bon signe pour les populations, si elles chutent, je suppose que c'est une super nouvelle pour les suisses! Certes je ne suis guère fin économiste…

Le 15/01/2015 à 17:02
AlerterRépondre

Juju Randall

l'euro qui passe de 1.20 à 1.08 CHF ça fait une baisse de 10%
Il est normal que les actions restent à valeur fixe en EUR, et baissent à peu près de 10%.
Ce n'est pas un crack c'est juste une réévaluation de la monnaie. En gros les exportatrices baissent (swatch), les hodings et les banques ne sont pas affectées (nestle, cs, ubs) et leur cours reste fixe (mesuré en USD ou en EUR).

Le 15/01/2015 à 16:48
AlerterRépondre

1 2 >
Afficher plus de commentaires

Précédent
Suivant

Apprenez une langue avec Babbel et le Figaro : simple et efficace!
Démarrer

L’intégrale du Figaro sur tous vos écrans
S’abonner

Testez vos connaissances ! Des cadeaux à gagner
Jouer

Votre nouveau job parmi 10 000 offres d’emploi
Rechercher

Le vin du mois en exclusivité – prix direct propriété
Découvrir

Plus de 7 000 recettes de cuisine à décrouvrir
Rechercher

La boutique en ligne du Figaro
Découvrir

Passez votre annonce dans le Carnet du Figaro
Découvrir

Le meilleur de la presse quotidienne et magazine
S’inscrire

Plan du site

Charte

CGU

CGV

Infos cookies

FAQ

Contact

Abonnements

Services

Mentions légales

Publicité

Sitemap

Swatch, Nestlé, UBS…: les grands groupes suisses pris dans une …

Laisser un commentaire