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Un haut lieu spirituel magnifique.

José Mittaz, maître de choeur, hospice du Grand Saint-Bernard.

«Notre hospice n’est ni un cloître ni un hôtel», explique José Mittaz, chanoine et maître de choeur à l’hospice du Grand Saint-Bernard. «C’est un sanctuaire, où les personnes peuvent faire une halte avant de poursuivre leur chemin.»

Actuellement, il faut chausser les skis ou les raquettes pour se rendre à l’hospice, car il se trouve à 2470 m. d’altitude et l’hiver est précoce cette année. Certains hivers, la neige sur ce col entre le Valais et la vallée d’Aoste en Italie atteint 24 mètres de haut par endroits. Quand les hurlements incessants du vent autour des bâtiments s’estompent soudain, il règne alors un calme impressionnant. Et un ciel d’un bleu profond illumine le panorama d’un blanc étincelant. C’est -saisissant et sublime.

Pas de clés sur les portesSi la météo en montagne se montre capricieuse, la vie à -hauteur du col du Grand Saint-Bernard est quant à elle immuable. L’hospice est habité toute l’année et les portes des chambres destinées à l’hébergement sont toujours ouvertes. «Aucune porte n’est fermée chez nous», explique José Mittaz. «Et il n’y a de clés ni pour la porte d’entrée, ni pour les chambres.» Ceux qui gravissent le col, en été à vélo, ou en hiver en raquettes, se voient proposer à moindre coût des dortoirs simples mais propres pour la nuit ainsi que deux repas. Les hôtes apprécient particulièrement les diverses sortes de fromage qu’on leur sert et qui proviennent des alpages de la région. Le Grand Saint-Bernard était, au temps des Romains déjà, une voie de communication importante entre l’Italie et les provinces au nord de l’empire. Il était aussi considéré comme un lieu de méditation, comme en témoignent les restes d’un temple et une statue de Jupiter bien conservée, qui est exposée au musée de l’hospice. Le sanctuaire a été fondé en 1050 par le chanoine et prédicateur -itinérant Bernard d’Aoste. Son souhait était d’offrir une hospitalité désintéressée aux personnes qui passaient ce dangereux col. «Nous sommes là pour toi. Tu es important à nos yeux», telle était la devise de Bernard, canonisé en 1123, devise qui était aussi celle de Saint Augustin, dont se réclament encore de nos jours les maîtres de choeur de l’hospice.

La Congrégation des chanoines du Saint Bernard compte aujourd’hui encore 46 membres. Quatre d’entre eux vivent en permanence à l’hospice. Ils sont soutenus dans leur travail par des frères et des laïcs engagés, car il y a fort à faire. Chaque hiver, ils enregistrent en effet 6000 nuitées en moyenne. Parfois les dortoirs et les chambres privées hébergent en une seule nuit 140 hôtes.«Ce sanctuaire très populaire reste cependant un lieu de méditation», dit José Mittaz. Quatre fois par jour, des prières ont lieu dans la crypte, dans laquelle Saint Bernard est omniprésent, aussi bien sur les fresques murales qu’au plafond. Un recueillement qui n’est même pas troublé par les aboiements des chiens, car les Saint Bernard mondialement connus passent depuis quelques années l’hiver dans leur lieu d’élevage près de Martigny. Une absence qui ne décharge pas seulement les chanoines mais qui s’avère aussi judicieuse pour protéger les animaux. Les chiens ne montent au col qu’en été, pour le plus grand plaisir des touristes qui les photo-graphient et les filment. Les descendants du chien d’avalanche et de recherche Barry Ier, mort en 1814, et qui aurait sauvé la vie à plus de 40 personnes, figurent en effet toujours parmi les sujets préférés des chasseurs d’images. La dépouille empaillée de ce chien modèle est exposée au musée d’histoire naturelle de Berne.

Spiritualité et attachement à la terreCes sauveteurs à quatre pattes avec leurs petits tonneaux d’eau-de-vie autour du cou sont un mythe, dont José -Mittaz n’aime pas trop s’entretenir. Durant les quatre années que ce Bas Valaisan a passés à l’hospice, il n’y a pas eu d’interventions spectaculaires. «Il m’est arrivé une seule fois d’accompagner à l’hôpital une personne ensevelie sous la neige, qui avait été secourue par les équipes de sauvetage.»

«Nous devons sortir, nous ne sommes pas des moines», dit José Mittaz en effectuant sa tournée quotidienne dans la neige. En observant cet homme de 39 ans, plein d’énergie, on n’a pas l’impression d’avoir à faire à un religieux. Mittaz est avant tout un directeur de conscience réaliste, doté d’un sens pratique et passé maître dans l’improvisation. Chaque jour et chaque changement de temps amènent de nouveaux défis, qu’il faut maîtriser. Il règne donc ici à la fois une atmosphère de spiritualité et d’attachement à la terre, qui est particulièrement perceptible en hiver. Des hivers qui peuvent durer sept mois au Grand Saint-Bernard. Quand on arrive ici, on se sent plus près du ciel, et pourtant toujours proche de la terre. Le soir de Noël est un moment de sérénité et de méditation au Grand Saint-Bernard. Quelque 80 personnes se réunissent à l’hospice pour vivre, loin du tintamarre des festivités, une étape dans leur cheminement personnel. Ce sont des familles, des couples, mais aussi des personnes seules ainsi que des dés-espérés. La règle des portes toujours -ouvertes prend donc tout son sens dans le sanctuaire de José Mittaz.

Liens

www.gsbernard.chwww.gsbernard.net 

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