Un week-end marqué par les convulsions du monde

Un week-end marqué par les convulsions du monde

 La corruption du SECO aurait coûté six millions à la Confédération

Dans une enquête publiée dans la «Sonntagszeitung» et «Le Matin Dimanche», le journaliste Christian Brönnimann, qui avait été à la source de la révélation de corruption du Secrétariat d’Etat à l’économie (Seco) en 2014, donne des détails sur le fonctionnement de cette vaste arnaque. L’affaire implique un fonctionnaire, Beat F., qui aurait permis à deux sociétés informatiques de s’enrichir en échange d’importantes commissions et de cadeaux matériels.

Le Seco a déboursé environ un million de francs pour payer des tâches informatiques imaginaires ou du matériel informatique jamais livré, expliquent les hebdomadaires. Le Seco mandatait la société Fritz&Macziol (F&M) qui envoyait des décomptes d’heures pour du travail jamais fourni.

Cette entreprise, de son côté, se faisait envoyer de fausses factures par un intermédiaire, un certain Herbert S, patron autrichien d’une autre société informatique, qui empochait 5% des montants. Un fiduciaire s’est occupé de blanchir le reste de l’argent via un réseau de sociétés construites par lui et de le distribuer aux autres acteurs, prenant au passage 18%. A cela s’ajoutent des factures à prix gonflés pour du matériel informatique.

Au total, l’affaire aurait coûté près de 6 millions à la Confédération. Le Ministère public enquête depuis deux ans. Il espère clore cette affaire cette année encore, indiquent les journaux.

Berne renforce les contrôles de certains requérants d’asile

En lien avec la menace terroriste, la Suisse a décidé la semaine dernière de renforcer ses contrôles des Syriens et des Irakiens qui réclament des visas humanitaires, indique la «NZZ am Sonntag». Le Secrétariat d’Etat aux migrations (SEM) procède à des vérifications plus précises de l’identité et de la biographie, en particulier de personnes qui présentent des blessures de guerre, précise une porte-parole de l’administration fédérale au journal dominical.

Le SEM compte ainsi identifier d’éventuels combattants, membres de l’organisation Etat islamique ou criminels de guerre, affirme la «NZZ am Sonntag». Parmi les Syriens et les Irakiens qui espèrent obtenir un visa humanitaire en Suisse se trouvent beaucoup de blessés de guerre, souligne une source anonyme au journal. 

Pierre Maudet veut des policiers formés au danger terroriste

La «Schweiz am Sonntag» publie une interview de Pierre Maudet au sujet de l’attentat de Nice, qui s’était aussi confié au Temps samedi. Le conseiller d’Etat genevois chargé du département de la sécurité y voit «une nouvelle dimension de la terreur». Et plaide pour qu’en Suisse, les forces de sécurité soient mieux formées aux nouveaux dangers comme le terrorisme. «Chaque policier doit pouvoir immédiatement arrêter un tueur fou. Nous ne pouvons pas attendre sur des commandos spéciaux.»

Les inquiétudes de la Confédération face à la Turquie

Dans le «Sonntagsblick», c’est le conseiller fédéral Didier Burkhalter, qui partage ses réactions sur les derniers soubresauts qui agitent la Turquie. Le ministre des affaires étrangères dénonce la tentative de putsch, porteuse de «violence et d’instabilité». Il s’interroge sur ses conséquences, alors que le président turc a repris la main et entreprend une purge au sein du pouvoir, avec l’arrestation de militaires dissidents.

Le Neuchâtelois exhorte la Turquie à prendre la voie de la «réconciliation»: «L’instabilité aurait des conséquences négatives pour l’ensemble de la région. La Turquie n’est pas seulement un partenaire important pour la suisse dans le domaine de la migration, mais aussi en matière de sécurité et du maintien de la paix», dit-il. Didier Burkhalter fait part également de l’inquiétude de la Confédération face aux atteintes aux droits de l’homme et à la liberté d’expression en Turquie.

Les souvenirs turcs de Pascal Couchepin

Dans un autre entretien avec la «Schweiz am Sonntag», l’ancien conseiller fédéral Pascal Couchepin évoque ses souvenirs avec le président turc Recep Tayyip Erdogan. Le Valaisan a rencontré l’homme fort de la Turquie à trois reprises. Il se souvient d’avoir été «irrité» par le fait que Recep Tayyip Erdogan ne veuille parler aucune autre langue que la sienne et décrit un homme peu aimable, seulement intéressé par lui-même.

«Il n’était pas très sympathique. Plutôt froid. J’ai eu l’impression que seulement deux choses l’intéressent: la Turquie et son pouvoir en Turquie. C’est vraiment un homme dur», dit-il.

Lors d’une visite d’Etat en 2008, alors qu’il était président de la Confédération, Pascal Couchepin s’interrogeait sur ce que veut l’homme fort d’Ankara: amener les masses vers la démocratie ou instaurer un régime islamiste, non démocratique. «La question reste encore ouverte», dit le Suisse.

Le numéro un américain de l’événementiel débarque en Suisse

Le numéro un mondial de l’organisation de concerts convoite la Suisse, note «Le Matin Dimanche». Livre Nation, société américaine leader dans l’organisation d’événements et le divertissement, a fondé une succursale en Suisse en octobre 2015 déjà. «Notre objectif et d’organiser nous-mêmes les tournées internationales de nos artistes», affirme une porte-parole au dominical. Le groupe a racheté de nombreux festivals, comme Lollapalooza à Chicago et le Governors Ball à New York, et il a sous contrat exclusif 350 chanteurs et chanteuses dont Lady Gaga, Madonna, Jay-Z ou encore Beyoncé. Cette arrivée ne ravit pas les organisateurs romands de concerts, mais elle ne semble pas non plus les inquiéter, indique encore le journal. 

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